
Tout
le monde, entreprises et particuliers, parle désormais en « ique », et
l’Etat ou les collectivités seraient les seuls à y échapper ? Cela nous
a paru impossible et telle est la raison première de cette publication.Ces
technologies sont porteuses de nombreux espoirs, mais elles suscitent
encore trop d’inquiétudes, voire de craintes. Pour certains décideurs,
la peur de s’engager plus avant est découragée par un jargon technique
dont se gargarisent volontiers les spécialistes, un verbiage propre à
décourager les meilleures volontés. Notre contribution vise à
simplifier ce discours.
Ces technologies ne sont pas si complexes et
elles ont finalement peu d’importance à côté des enjeux et des
possibilités qu’elles sous-tendent.Les Cités numériques sont
également les communautés virtuelles dont les plus importantes
accueillent bien plus « d’habitants » que de nombreuses villes. Ainsi,
est-ce aussi dans ces cités qu’ont lieu les débats, les échanges autour
de « la vie de la cité ».
Le numérique est à peine installé
que déjà s’en profile la fracture. Dans bien des cas, la fracture
numérique n’est que générationnelle, les plus anciens d’entre nous
éprouvant quelques difficultés à suivre la rapidité – parfois
vertigineuse – du progrès technique. Pourtant, le risque est réel,
indépendamment des générations, et ce serait un bien mauvais coup à
faire à notre pays que d’y ajouter cette blessure.Enfin, nous croyons que l’avenir appartient à ceux qui sauront ne pas ignorer ces domaines et les richesses que l’on y trouve.
«
Vous m'offrez la cité... je préfère les bois, car je trouve, voyant les
hommes que vous êtes, plus de coeur aux rochers, moins de bêtise aux
bêtes », tempêtait Victor Hugo. A nous tous de faire mentir le poète.
Stéphane Larcher
Directeur de la publication